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 Cinéma

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kiserzose
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MessageSujet: Cinéma   Mer 26 Sep - 18:19

Histoire de parler de cinoch de façon générale, de partager vos gouts et éventuellement vos influences, dans le cas d'un projet de film amateur.
Enfin voilà quoi! grin
Et éventuellement, vous pouvez faire un top si le coeur vous en dit!!
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Hamster
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MessageSujet: Re: Cinéma   Dim 7 Oct - 18:39

Jpense ça pourrait être intéressant de parler de certaines sorties cinoch du moment que nous sommes aller voir et d'en faire un petit compte rendu sur ce topic, parler de ce qu'on a aimé ou moins et de faire un petit synopsis pour le conseiller aux autres membres.

Perso je vais pas trop au cinéma en ce moment et niveau bon film à part le superbe Stalingrad que j'ai revu récement je raconte pas grand chose
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kiserzose
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mar 9 Oct - 18:12

Ouais, pourquoi pas, très bonne idée!!
Je prépare un petit top, je le posterai surement d'ici kek' minutes.
Sinon de manière générale je vois beaucoup de films donc je pourrais pas parler de tous, mais j'ferai mon possib' ^^
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kiserzose
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MessageSujet: Re: Cinéma   Mar 9 Oct - 18:31

Voilà un ch'tit TOP 30...J'me rends compte que je déteste ça en fait, pas facile, mais j'peux pô m'en empêcher! grin

1-Pulp Fiction (1994) Quentin Tarantino
2-Taxi Driver (1976) Martin Scorsese
3-Mulholland Drive (2001) David Lynch
4-Le Parrain – Le Parrain 2 (1972 – 1974) Francis Ford Coppola
5-Salo, ou les 120 journées de Sodome (1975) Pier Pasolo Pasolini
6-Orange Mécanique (1972) Stanley Kubrick
7-Le Mépris (1963) Jean Luc Godard
8-Il Etait une Fois en Amérique (1984) Sergio Leone
9-Un Après Midi de Chien (1976) Sidney Lumet
10-Irreversible (2002) Gaspar Noé
11-Les Chiens de Paille (1971) Sam Peckinpah
12-Barton Fink (1991) Joel Coen
13-2001 : l’odyssée de l’espace (1968) Stanley Kubrick
14-Raging Bull (1980) Martin Scorsese
15-Pierrot le Fou (1965) Jean Luc Godard
16-Blue Velvet (1987) David Lynch
17-Voyage au Bout de l’Enfer (1978) Michael Cimino
18-Les Valseuses (1974) Bertrand Blier
19- Old Boy (2004) Park Chan Wook
20-Seul Contre Tous (1999) Gaspar Noé
21-Funny Games (1998) Michael Haneke
22-La Horde Sauvage (1969) Sam Peckinpah
23-Lost Highway (1997) David Lynch
24-Casino (1995) Martin Scorsese
25- Videodrome (1984) David Cronenberg
26- La Labyrinthe de Pan (2006) G. Del Toro
27- Eyes Wide Shut (1999) Stanley Kubrick
28-Mean Streets (1973) Martin Scorsese
29-Eraserhead (1977) David Lynch
30-La Pianiste (2001) Michael Haneke
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Frankourgette
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MessageSujet: Re: Cinéma   Jeu 18 Oct - 17:24

kiserzose a écrit:
Voilà un ch'tit TOP 30...J'me rends compte que je déteste ça en fait, pas facile, mais j'peux pô m'en empêcher! grin

1-Pulp Fiction (1994) Quentin Tarantino
2-Taxi Driver (1976) Martin Scorsese
3-Mulholland Drive (2001) David Lynch
4-Le Parrain – Le Parrain 2 (1972 – 1974) Francis Ford Coppola
5-Salo, ou les 120 journées de Sodome (1975) Pier Pasolo Pasolini
6-Orange Mécanique (1972) Stanley Kubrick
7-Le Mépris (1963) Jean Luc Godard
8-Il Etait une Fois en Amérique (1984) Sergio Leone
9-Un Après Midi de Chien (1976) Sidney Lumet
10-Irreversible (2002) Gaspar Noé
11-Les Chiens de Paille (1971) Sam Peckinpah
12-Barton Fink (1991) Joel Coen
13-2001 : l’odyssée de l’espace (1968) Stanley Kubrick
14-Raging Bull (1980) Martin Scorsese
15-Pierrot le Fou (1965) Jean Luc Godard
16-Blue Velvet (1987) David Lynch
17-Voyage au Bout de l’Enfer (1978) Michael Cimino
18-Les Valseuses (1974) Bertrand Blier
19- Old Boy (2004) Park Chan Wook
20-Seul Contre Tous (1999) Gaspar Noé
21-Funny Games (1998) Michael Haneke
22-La Horde Sauvage (1969) Sam Peckinpah
23-Lost Highway (1997) David Lynch
24-Casino (1995) Martin Scorsese
25- Videodrome (1984) David Cronenberg
26- La Labyrinthe de Pan (2006) G. Del Toro
27- Eyes Wide Shut (1999) Stanley Kubrick
28-Mean Streets (1973) Martin Scorsese
29-Eraserhead (1977) David Lynch
30-La Pianiste (2001) Michael Haneke


Salut, j'aime bien ton classement, (surtout pour pul fiction, le parrain, salo, orange mécanique et funny games), je garderais le même, en rajoutant tout de même Requiem for a dream, Fight club et Gattaca, qui sont 3 grands films!
Mais tres bonne liste smile
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kiserzose
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MessageSujet: Re: Cinéma   Ven 19 Oct - 20:48

Merki! grin
Content de voir qu'il y a des amateurs de Salo, film très souvent incompris, et que tu ne cries pas au scandale en voyant Irreversible à la dixième place! J'te dis pas le nombre de débat qu'j'ai dû m'taper à cause de c'te fuckin' dixième place! grin
Tant que je suis là, le dernier film que j'ai vu:



BAD LIEUTENANT (1993) de Abel Ferrara:

Un flic pouri et drogué accumule les dettes. Lorsqu'une nonne est violée par deux hommes dans une église, celle-ci place une récompense sur la tête des deux criminels. Le Lieutenant voulant payer les dettes qui mettent en danger sa propre vie, décide de rechercher les criminels, tel un chasseur de primes. Sa descente aux enfers ne verra plus de fin...

Mon premier Ferrara, mais ça me donne vraiment envie de découvrir le reste de son oeuvre. Bad Lieutenant est une sorte d'hommage au génie Martin Scorsese (Harvey Keittel est un des acteurs fétiches de Scorsese, et une des musiques de Mean Streets est présente dans Bad Lieutenant, Mean Streets étant une des collaborations Scorsese-Keittel, et accessoirement, la toute première collaboration Scorsese-DeNiro!), cinéaste des marginaux et des descentes aux enfers (Taxi Driver en étant le principal représentant, mais également l'immeeeeeense Raging Bull!!), qui déclarera après avoir vu le film de Ferrara "Bad Lieutenant est un film clé, j'aurai aimé faire ce film moi-même"! Voilà qui a du faire chaud au coeur de Ferrara! De manière plus concrète, Bad Lieutenant est un portrait psychologique terrible de noirceur, une descente aux enfers grinçante et glauque à souhait, le tout campé par un Harvey Keittel au sommet de son art! Flic pourri jusqu'à la moelle, le personnage incarné par Keittel profite de son insigne pour jouir de tous les plaisirs interdits du New York ultra-glauque des années 90, se remplissant les veines et les narines de toutes les substances possibles et imaginable.
Une des caractéristiques qui définie le mieux le cinéma de Scorsese: le thème de la rédemption. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'une fois de plus, l'élève Ferrara rend dignement hommage à son maître! Mais derrière cette apparence au départ terriblement sombre se dessine au fil des minutes le portrait d'un homme tout ce qu'il y a d'humain, qui n'aura juste pas réussi à résister à ses pulsions et ses fantasmes: "j'ai essayé de faire le bien, mais je suis faible!"...
Une mise en scène vertigineuse au service d'un scénario des plus noirs, Bad Lieutenant est un chef d'oeuvre d'intelligence et d'humanité, qui provoquera une mini polémique lors de sa sortie pour ses scènes de violence et de sexe parfois extrême et sa morale ambigue (plus d'un siècle que le cinéma existe et il semblerait que les même problèmes se présentent aux réalisateurs: même si elle est justifiée, la violence explicite semble toujours aussi délicate à montrer sur grand écran...par contre pour Nip/Tuck et toutes ces conneries là y a aucun soucis, envoyez la bidoche! grin). Tant pis pour les critiques s'ils n'arrivent pas à voir plus loin que le bout de leur pif, vous en tout cas voyez ce chef d'oeuvre, certainement un des meilleurs films des années 90 avec Pulp Fiction, Casino, Barton Fink et quelques autres...


La drogue, ou l'illusion de la réalité, le seul moyen d'échaper au cauchemar New York


La quête rédemptrice
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Frankourgette
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MessageSujet: Re: Cinéma   Ven 19 Oct - 21:30

J'ai pas encore vu le film dont tu parles!
Sinon pour salo, j'ai bien aimé l'histoire, et la réalisation, mais ya certaines scenes, j'ai eut un peu de mal quand même! Probablement le film le plus dur que j'ai jamais vu avec funny games! cry

Et sinon, yen a un petit (enfin plutot un grand) dernier que j'ai oublié, c'est shinning de Kubrick !
Je l'ai vu assez, jeune, il m'avait traumatisé! grin
Je l'ai revu recemment, et franchement, il est magnifique, meme si je flippe toujours autant (et c'est pourtant rare!)

Et sinon, j'aimerais bien avoir ton avis sur requiem for a dream, fight club, et bienvenue à gattaca, qui sont mes trois films préférés!
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kiserzose
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 20 Oct - 13:24

Salo est très très dur en effet, c'était le but, Pasolini voulait vraiment faire mal au spectateur, étouffer toute idée de "plaisir" au cinéma. Faut dire que le but était tout de même de faire éclater au grand jour tout l'horreur du fascisme (le film a été réalisé en 75, et à cette époque des vagues de manifestations fascistes submergaient l'Italie, Salo est la façon que Pasolini a trouvé pour protester...et il est mort pour ça cry ), donc il était nécessaire que les spectateurs se sentent mal en le voyant.

Sinon, Shining j'adore!!! Personnellement, il ne m'a jamais fait peur, je ne l'ai jamais pris comme un film d'horreur à proprement parler, je le vois plutôt comme une démonstrations des conséquences de l'enfermement physique, et donc psychologiques. De ce fait, il est, de mon point de vue, très différent et encore meilleur que le bouquin dont il est inspiré, ce qui est assez rare pour qu'on le souligne! Bref, un très grand film, et surtout, une prestation MO-NU-MEN-TAL de Jack Nicholson, certainement une des plus brillantes de sa carrière et même de l'histoire du cinéma!!!

Sinon pour les 3 films dont tu m'as parlé:

Requiem for a Dream: choc monumental lors du premier visionnage! J'étais déjà un peu déprimé avant de commencer à le regarder, il m'a littéralement plongé au fond du trou. Je me rappelle qu'après l'avoir vu, j'ai appelé plusieurs pote pour leur dire de se jeter dessus s'ils en avaient l'occasion.
Maintenant, de façon plus objective, aujourd'hui j'apprécie le film, mais je trouve qu'il est un peu trop mené par sa forme. C'est une descente aux enfers assez classique, intensifiée par une forme assez brutale. Il y a de véritables prouesses techniques, Aronofsky est vraiment un des enfants prodiges de ce début de siècle, mais il y a un certain côté "plein les yeux" qui me gêne un peu. Plus précisemment, le film n'apporte rien de vraiment neuf, un critique de la société et une représentation des dangers de la drogue, mais la forme très brutale à tendance à rendre très fort un film qui, s'il avait été réalisé d'une façon plus sobre, n'aurait pas eu cette force et n'aurait pas provoque des telles sensations chez le spectateur. Après, bien évidemment, c'est loin d'être une merde! Mr. Green Comme je te l'ai dit, j'ai vraiment été scotché au premier visionnage, c'est d'une force assez incroyable, tout le monde est d'accord sur ce point je pense. Les acteurs sont très bons (surtout la génialissime Ellen Burstyn,absolument incroyable!!), la réalisation est sublime, le motage hyper-nerveux (Aronofsky est réellement un petit surdoué d'un point de vue technique, même si en France on a mieux avec Noé! grin), etc'est un film très intelligent. Bref, même si aujourd'hui je l'apprécie moins qu'avant, l'idée de le revoir ne me déplairait en rien. Wink

Fight Club: à peu près les mêmes défauts et les mêmes qualités. Une réalisation très clipesque, et une excellente satire de la société de consommation...et c'est justement là que repose la contradiction: Fincher réalise d'une satire du "progrès", de la "modernité", mais il y cède lui-même par sa réalisation très actuelle. En dehors de ça, j'aime beaucoup ce film, puissant, intelligent, bien mené,avec en tête d'affiche deux acteurs absolument géniaux.

Bienvenue à Gattaca: je ne l'ai pas vu, mais j'en ai entendu beaucoup de bien! Wink
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Frankourgette
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 20 Oct - 16:03

kiserzose a écrit:
Salo est très très dur en effet, c'était le but, Pasolini voulait vraiment faire mal au spectateur, étouffer toute idée de "plaisir" au cinéma. Faut dire que le but était tout de même de faire éclater au grand jour tout l'horreur du fascisme (le film a été réalisé en 75, et à cette époque des vagues de manifestations fascistes submergaient l'Italie, Salo est la façon que Pasolini a trouvé pour protester...et il est mort pour ça cry ), donc il était nécessaire que les spectateurs se sentent mal en le voyant.

Sinon, Shining j'adore!!! Personnellement, il ne m'a jamais fait peur, je ne l'ai jamais pris comme un film d'horreur à proprement parler, je le vois plutôt comme une démonstrations des conséquences de l'enfermement physique, et donc psychologiques. De ce fait, il est, de mon point de vue, très différent et encore meilleur que le bouquin dont il est inspiré, ce qui est assez rare pour qu'on le souligne! Bref, un très grand film, et surtout, une prestation MO-NU-MEN-TAL de Jack Nicholson, certainement une des plus brillantes de sa carrière et même de l'histoire du cinéma!!!

Sinon pour les 3 films dont tu m'as parlé:

Requiem for a Dream: choc monumental lors du premier visionnage! J'étais déjà un peu déprimé avant de commencer à le regarder, il m'a littéralement plongé au fond du trou. Je me rappelle qu'après l'avoir vu, j'ai appelé plusieurs pote pour leur dire de se jeter dessus s'ils en avaient l'occasion.
Maintenant, de façon plus objective, aujourd'hui j'apprécie le film, mais je trouve qu'il est un peu trop mené par sa forme. C'est une descente aux enfers assez classique, intensifiée par une forme assez brutale. Il y a de véritables prouesses techniques, Aronofsky est vraiment un des enfants prodiges de ce début de siècle, mais il y a un certain côté "plein les yeux" qui me gêne un peu. Plus précisemment, le film n'apporte rien de vraiment neuf, un critique de la société et une représentation des dangers de la drogue, mais la forme très brutale à tendance à rendre très fort un film qui, s'il avait été réalisé d'une façon plus sobre, n'aurait pas eu cette force et n'aurait pas provoque des telles sensations chez le spectateur. Après, bien évidemment, c'est loin d'être une merde! Mr. Green Comme je te l'ai dit, j'ai vraiment été scotché au premier visionnage, c'est d'une force assez incroyable, tout le monde est d'accord sur ce point je pense. Les acteurs sont très bons (surtout la génialissime Ellen Burstyn,absolument incroyable!!), la réalisation est sublime, le motage hyper-nerveux (Aronofsky est réellement un petit surdoué d'un point de vue technique, même si en France on a mieux avec Noé! grin), etc'est un film très intelligent. Bref, même si aujourd'hui je l'apprécie moins qu'avant, l'idée de le revoir ne me déplairait en rien. Wink

Fight Club: à peu près les mêmes défauts et les mêmes qualités. Une réalisation très clipesque, et une excellente satire de la société de consommation...et c'est justement là que repose la contradiction: Fincher réalise d'une satire du "progrès", de la "modernité", mais il y cède lui-même par sa réalisation très actuelle. En dehors de ça, j'aime beaucoup ce film, puissant, intelligent, bien mené,avec en tête d'affiche deux acteurs absolument géniaux.

Bienvenue à Gattaca: je ne l'ai pas vu, mais j'en ai entendu beaucoup de bien! Wink


Je trouve tes analyses tres interessantes! wink
Comment analyses-tu funny games?
Moi je l'ai trouvé tres impressionnant dans tous les sens du terme!
Voila la critique que j'avais faite il y a quelque temps:
"Absolument traumatisant, heureusement que j'étais avec des amis, car sinon je crois que je ne l'aurais pas regardé seul jussqu'à la fin... Ici, pas ou tres peu de sang, on ne sursaute pas, pas de monstre. Les monstres, ce ne sont pas les deux tueurs, c'est nous!!! Nous spectateurs assoifés de morts dans les films, nous qui aimons la violence! C'est comme si le réalisateur nous disait "Vous aimez la violence? Et bien en voila!" Il y en a tellement, que l'on en est dégouté! Ce film est telle une punition, traumatisante, mais necessaire, qui nous fait retomber sur terre, et qui nous calme! On prend conscience que l'on banalise trop la violence à l'écran. Jamais je ne verrai les films d'actions avec des morts comme avant. Film à voir absolument, mais probablement un des films les plus durs du cinéma. Vous êtes prévenus."

Comme tu peux le voir, il m'a marqué! grin
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 20 Oct - 16:04

J'ai récemment revu ce chef d'oeuvre absolu, mon deuxième film préféré:



TAXI DRIVER (1976) de Martin Scorsese

Vétéran de la Guerre du Vietnam, Travis Bickle est chauffeur de taxi dans la ville de New York. Ses rencontres nocturnes et la violence quotidienne dont il est témoin lui font peu à peu perdre la tête. Il se charge bientôt de délivrer une prostituée mineure de ses souteneurs.

Incroyable, gigantesque, phénoménal, les qualificatifs manquent! Un des films qui comptent le plus à mes yeux? Je me sens incroyablement proche du personnage incarné par le génie Robert De Niro, ce paumé totalement étouffé par la solitude et le sentiment de répétitivité et d'ennui. Une des réalisations les plus novatrices et les plus magistrales des années 70, une complexité à en faire défriser n'importe quel intellectuel rafiné fan de Jean Luc Godard, un niveau d'acting à peine croyable, une photo sublime, le tout mené par l'ultime partition du très grand Bernard Hermann...bref, à l'époque où le mot chef d'oeuvre ne veut plus dire grand chose, un film comme Taxi Driver lui redonne tout son sens!Merci Monsieur Scorsese! cry I love you


Séquestré dans son cercueil métallique, Travis s'imagine conduisant au milieu de centaines de formes multicolores, cultivant ainsi un imaginaire fantasque dans lequel il ne cessera de s'enfoncer...


Ville répugnante, relations conflicutelles avec ses employeurs, Travis n'est définitivement pas fait pour son époque...


Incapable d'entretenir une relation sérieuse avec le sexe opposé, Travis se complait dans le voyeurisme, fréquentant les cinémas pornos d'un New York rongé par la frustration.


"Il ne faut pas vouer son existance à la contemplation malsaine de soit, il faut devenir une personne comme les autres"...mais malgré sa volonté, Travis est condamné à vivre dans la marge. Sa relation avec cette jeune femme qu'il aura idéalisé aboutira à l'échec après qu'il ait amené cette dernière dans un cinéma porno.


Ses rencontres nocturnes amèneront peu à peu Travis à adopter un comportement violent.


"You're talkin' to me?! I'm the only one here!" Seul devant son miroir, Travis s'imagine soudainement en justicier destiné à délivrer la ville de toute sa crasse...le spectateur voyage dans les méandres d'un esprit de plus en plus aliéné.


Après une tentative d'assassinat d'un candidat électoral, le chauffeur de taxi se met en tête de délivrer une jeune prostituée de ses déteneurs.



Après le Vietnam, c'est contre son propre pays que Travis se prépare à faire la guerre...


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kiserzose
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MessageSujet: Re: Cinéma   Sam 20 Oct - 16:09

Citation:
Je trouve tes analyses tres interessantes! wink
Comment analyses-tu funny games?
Moi je l'ai trouvé tres impressionnant dans tous les sens du terme!
Voila la critique que j'avais faite il y a quelque temps:
"Absolument traumatisant, heureusement que j'étais avec des amis, car sinon je crois que je ne l'aurais pas regardé seul jussqu'à la fin... Ici, pas ou tres peu de sang, on ne sursaute pas, pas de monstre. Les monstres, ce ne sont pas les deux tueurs, c'est nous!!! Nous spectateurs assoifés de morts dans les films, nous qui aimons la violence! C'est comme si le réalisateur nous disait "Vous aimez la violence? Et bien en voila!" Il y en a tellement, que l'on en est dégouté! Ce film est telle une punition, traumatisante, mais necessaire, qui nous fait retomber sur terre, et qui nous calme! On prend conscience que l'on banalise trop la violence à l'écran. Jamais je ne verrai les films d'actions avec des morts comme avant. Film à voir absolument, mais probablement un des films les plus durs du cinéma. Vous êtes prévenus."

Comme tu peux le voir, il m'a marqué! grin


Ton analyse est tout à fait juste, tu as parfaitement compris le but du film! smile
"Vous aimez la violence? Et bien en voila!"
C'est marrant que tu mettes ça, parce que j'avais fait une critique où j'avais marqué le même genre tournures, je crois donc que nos opinions sur ce film sont très proches! grin
Je te conseille vivement de voir d'autres films de Haneke si ce n'est déjà fait, en priorité La Pianiste wink
Content de m'être trouvé une louloute avec qui parler cinoch grin En espérant que d'autres nous rejoignent bientôt! wink
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MessageSujet: Re: Cinéma   Dim 21 Oct - 11:59

Je viens de réentendre une citation de Jean Luc Godard que je trouve particulièrement belle, alors je la marque:

"La télévision est un robinet, vous y mettez de l'eau et elle est transmise, vous mettez un poison dans l'eau ça diffuse le poison"


J'en rajoute quelques autres:

"Je croirais en l'Europe quand, à 20 heures 30 à la télévision, au lieu de ne voir que des mauvais films américains je pourrais voir des mauvais films turcs, des mauvais films birmans, des mauvais films suèdois etc..."

"La télévision est une reproduction qui est plus petite que soit, le cinéma c'est une reproduction qui est plus grande que soit"

"Je vous parle solidarité avec des étudiants et des ouvriers, vous vous me parlez travelling et gros plan, vous êtes des cons!"


Une génie! grin



http://youtube.com/watch?v=t_FNUneD9jQ&mode=related&search=godard%20interview%20fran%C3%A7ais%20cinema%20nouvelle%20vague
http://youtube.com/watch?v=FRS6aH1pO3w&mode=related&search=godard%20interview%20fran%C3%A7ais%20cinema%20nouvelle%20vague
http://youtube.com/watch?v=Xld5pCIkpT8&mode=related&search=godard%20interview%20fran%C3%A7ais%20cinema%20nouvelle%20vague
http://youtube.com/watch?v=mbyHn195qU4&mode=related&search=godard%20interview%20fran%C3%A7ais%20cinema%20nouvelle%20vague
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kiserzose
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MessageSujet: Re: Cinéma   Lun 10 Déc - 0:35



Raging Bull retrace les moments forts de la carrière flamboyante de Jack La Motta, champion de boxe poids moyen. Issu d'un milieu modeste, il fut le héros de combats mythiques, notamment contre Robinson et Cerdan. Autodestructeur, paranoïque, déchiré entre le désir du salut personnel et la damnation, il termine son existence, bouffi, en tant que gérant de boîte de nuit et entertainer. Quand l'ascension et le déclin d'une vie deviennent épopée...

Encore sur le tournage de la seconde partie du Parrain de Francis Ford Coppola, Robert De Niro reçoit la biographie de Jake La Motta, un boxeur du début des années 1940 dont la vie fut particulièrement tourmentée. Fasciné par ce personnage violent sur le ring comme dans son quotidien, le jeune acteur parle d’une éventuelle adaptation cinématographique à son ami Martin Scorsese, alors en pleine préparation de Taxi Driver. Peu intéressé par l’univers de la boxe, le metteur en scène refuse et décide de rester concentré son projet actuel. Quelques années plus tard, le cinéaste tombe d’épuisement et se retrouve sur un lit d’hopital, après avoir cédé aux nombreuses tentations d’Hollywood. Rongé par le doute, le réalisateur cède à une dépression nerveuse et assiste impuissant à la destruction de son couple. C’est quoi qu’il en soit sur son lit d’hopital que Martin Scorsese prend la décision de réaliser Raging Bull, épaulé par Robert De Niro. Après avoir totalement retravaillé le scénario écrit par Paul Schrader, avec qui il avait déjà collaboré pour Taxi Driver, le cinéaste se lance à corps perdu dans ce qui reste comme une des œuvres les plus colossales de sa filmographie…et de l’histoire du cinéma! Car en effet, avant Raging Bull, jamais Martin Scorsese n’aura été aussi loin, d’un point de vue formel comme thématique, et ce huitième long métrage l’imposera définitivement comme un des auteurs les plus importants de sa génération. Toujours est-il qu’il n’est pas chose aisée d’aborder un film comme celui-ci, tant il semble riche et maîtrisé, tant sa forme et ses fondements semblent s’embrasser pour ne former qu’un tout indissociable et complémentaire, tant ce Raging Bull semble nous dire que la perfection sur grand écran existe bel et bien, et qu’elle rime avec amour et travail d’équipe…



Le noir, et le blanc. Deux contrastes, deux états d’esprits, deux façons d’agir qui semblent se chevaucher, s’entrelacer, se confondre peut-être. Car comme l’était Travis dans Taxi Driver, Jake est une pure contradiction Le noir tout d’abord, symbole criant de la rage et de la violence qui semblent habiter le boxeur, sur le ring certes, mais qui commencent également à déteindre sur son quotidien, sur ses relations avec son entourage, et enfin sur lui-même. Puis le blanc, dénotant cette recherche constante de pureté, de douceur, d’apaisement, dont Vickie, la jeune femme que le «Taureau du Bronx» aura épousé, semble dans un premier temps être l’incarnation parfaite. Les premiers plans nous placent en position de confident, face à face avec un Robert De Niro transformé en amuseur bouffi, en pleine complainte, visiblement cafardeux, rongé par le regret et le remord…puis nous voilà renvoyés près de vingt longues années en arrière, en plein dans le ring, sur «une scène où le taureau pourra se déchaîner». Le premier contact avec le boxeur est particulièrement violent: les gants sur les pognes, Jake encaisse les coups de son adversaire sous les applaudissements d’une foule surexcitée. La cloche sonne, et le verdict tombe: Jake a perdu. Dès lors, la caméra Scrosesienne adopte un aspect typiquement impressionniste et symbolique: les difficultés éprouvées par les gérants face à l’agitation de la foule évoquent l’incapacité de Jake à freiner ses réactions violentes. En effet, Raging Bull peut être appréhendé de deux manières certes distinctes, mais pourtant parfaitement complémentaires: dans un premier temps, un point de vue externe, avec lequel on assiste à la déchéance du personnage central, puis un point de vue interne, qui nous place directement dans la tête du boxeur, notamment grace à l’utilisation de nombreux travellings et autres ralentis. Cette déformation de la réalité, visant à exprimer chacun des sentiments du personnage (l’amour quand il aperçoit Vickie pour la première fois, la haine ou le mépris lorsqu’il aperçoit le gang de son quartier, etc…) contribue grandement à l’immersion totale du spectateur dans l’esprit de Jake, et à l’accentuation de chaque ressenti. Mais si les films sur l’univers de la boxe sont légion, jamais aucun réalisateur n’aura été aussi loin que le prodige Martin Scorsese. En effet, dans Raging Bull, la caméra est placée à l’intérieur même du ring, chaque mouvement semble millimétré, chorégraphié avec une totale maestria. On assiste à de véritables enchaînements de prouesses techniques, où plongées, contre-plongées, travellings et panoramiques se succèdent et se complètent les uns les autres.



Toute la violence et la frustration qu’il aura accumulé sur le ring semblent quoi qu’il en soit étouffer le boxeur, qui se mettra alors à adopter un comportement violent un fois descendu de l’arène. Même épaulé par Vickie, la seule à pouvoir le soulager de sa douleur (notion que l’on entrevoit entre autre dans la scène où il lui demande d’embrasser ses blessures), Jake se laisse aveugler par son égo et sa soif de victoire: de la sainte apaisante, Vickie atteindra, dans la tête de son compagnon, le statut de tentatrice, qui le détourne de ses ambitions, puis enfin celui de trompeuse volage, courtisant les membres du gang tant détesté par Jake. Parmi les nombreuses thématiques développées par Scorsese au fil de son œuvre, le thème de la quête rédemptrice demeure être une constante que le cinéaste n’aura de cesse de parfaire et de modeler tout au long de son parcours. Mais c’est quoi qu’il en soit en Raging Bull que repose l’une des démonstrations les plus fulgurantes de la dominante Scorsesienne, à la différence que, contrairement à Mean Streets et La Dernière Tentation du Christ, elle se concentre plus particulièrement sur le personnage central, sans jamais évoquer clairement une quelconque manifestation divine. Paranoïaque, violent, autodestructeur, Jake devient de plus en plus agressif envers son entourage: sa relation avec Vickie s’effondre peu à peu, et les liens qu’il entretenait avec son frère ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir. Mais le personnage magistralement campé par De Niro n’est pas pour autant dénué d’humanité, il n’est simplement plus capable de refreiner ses impulsions, tiraillé entre sa morale et son désir de victoire. Toujours est-il que Jake semble conscient du mal qu’il fait subir à son entourage: alors qu’au départ, le boxeur voulait payer physiquement ses défaites professionnelles, notamment dans la scène où il demande à son frère de le frapper en plein visage, il voudra ensuite être puni pour son comportement auprès des ses proches. Ce désir de châtiment s’exprime principalement lors du dernier combat de La Motta face à Sugar Ray Robinson, qui surgit peu de temps après la confrontation violente entre Jake et son frère, et qui reste certainement l’une des séquences les plus complexes et les plus riches du chef d’œuvre de Scorsese. En effet, la scène de cet ultime affrontement, celui-là même qui mettra fin à la carrière du boxeur, amorce la descente aux enfers du personnage: Jake encaisse volontairement les coups de plus en plus violents de son adversaire sous les yeux de sa femme et de son frère. Techniquement parlant, la séquence recèle de subtilités formelles et symboliques que l’on imagine très complexes à élaborer, la mise en scène se fait plus violente que jamais, soutenue par un montage d’une incroyable nervosité. On dénote notamment l’utilisation d’un travelling condensé, un procédé technique particulièrement virtuose visant à intensifier le sentiment de vertige éprouvé par le personnage. Cette véritable mise à mort donnera naissance à un nouveau Jake La Motta, définitivement rangé, qui aura vu sa carrière dégringoler à la même vitesse que le champagne qu’il verse sur une montagne cristallisée. Lorsqu’il frappe contre le mur de sa cellule, ce n’est que pour extérioriser toute la rage qu’il éprouve envers lui-même, qui l’aura éloigné de ses proches. Au bout du compte, Jake sera seul avec lui-même, seul face à ses regrets, seul à citer Shakespeare…

Si on ne devait retenir qu’un seul film de la carrière du grand Scorsese, peut-être serai-ce Raging Bull. Car derrière cet étalage de procédés techniques implacables, derrière la prestation magistrale de Robert De Niro, derrière cette démonstration criante du génie d’un cinéaste ayant définitivement apprivoisé son art, se cache un des drames les plus noirs et les plus profonds de l’histoire du cinéma. A voir et à revoir sans modération, tant ce chef d’œuvre est dense et complexe, et tant il semble révélateur de tous les moments de bonheur que peut nous offrir le septième art.

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Cinéma

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